En application d’une recommandation adoptée par le séminaire des présidents d’universités marocaines à la fin du mois de décembre dernier, un certain nombre de facultés ont commencé à exempter les étudiants qui travaillent et dont les revenus ne dépassent pas le salaire minimum de payer les frais d’inscription au cours à horaire aménagé, pour la saison universitaire en cours.
Des communiqués officiels publiés par différentes facultés ont confirmé l’application de cette mesure, notamment la Faculté de Charia d’Ait Melloul (Université Ibn Zohr d’Agadir), qui a expliqué dans son communiqué que « les employés et les salariés dont le revenu ne dépasse pas le salaire minimum sont exemptés du paiement des droits d’inscription au moment facilité », alors que les droits annuels pour les autres catégories sont fixés jusqu’à 14.000 dirhams par année universitaire.
La recommandation du colloque a également porté sur l’uniformisation des droits d’inscription pour la prochaine rentrée universitaire, afin de réduire les écarts importants qui existent actuellement entre les établissements. En licence, les droits d’inscription varient entre 4 000 et 7 000 dirhams par an, tandis qu’en master, les droits d’inscription commencent à 14 000 dirhams par an et peuvent atteindre 11 000 dirhams par semestre dans certaines spécialités, ce qui a suscité des critiques répétées de la part des étudiants qui travaillent.
Confirmation du ministère et perspectives d’unification
Une source officielle au ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation a expliqué que « ce qui a été initié par certains collèges s’inscrit dans l’esprit de la recommandation du symposium des recteurs et reflète un engagement à alléger le fardeau des étudiants qui travaillent et dont les revenus sont limités, tout en leur permettant de poursuivre leurs études à un moment opportun sans entrer en conflit avec leurs engagements professionnels dans les secteurs public et privé ».
La source a souligné que cette étape représente la première phase des mesures prises, et que la saison universitaire 2026-2027 connaîtra une unification globale des frais d’inscription dans le temps facilité dans les différents fils et disciplines, après l’achèvement des études et des consultations nécessaires. « La question de l’unification n’a pas encore été finalisée, et la décision sera annoncée au moment opportun, en tenant compte des spécificités de chaque université et école supérieure », a-t-il ajouté.
Contexte et importance de la synchronisation facilitée
Le temps de concession est l’une des principales solutions pédagogiques prévues par la loi n° 59.24 sur l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, et constitue une source importante de financement pour les institutions universitaires. Avec le nombre croissant d’étudiants qui travaillent et souhaitent terminer leurs études, les dispenses ou les réductions de frais sont devenues une demande fréquente pour faciliter l’accès à l’enseignement supérieur sans priver ce groupe d’opportunités de formation.