Les pays du Golfe intensifient leurs efforts diplomatiques pour éviter une nouvelle vague de frappes contre l’Iran, convaincus de plus en plus que tout prochain affrontement serait plus dévastateur que le précédent et que les pays de la région seraient les premiers à en subir les conséquences.
L’agence Bloomberg a indiqué que les gouvernements de la région craignent que la prochaine phase du conflit n’étende ses ravages à de vastes zones du Moyen-Orient et que l’ampleur des destructions ne dépasse celle observée lors des précédentes vagues.
Cette inquiétude tient à la conviction que Téhéran est aujourd’hui mieux préparé à faire face à un éventuel conflit. En effet, les dirigeants iraniens ont annoncé à plusieurs reprises ces derniers mois qu’ils étaient prêts à riposter rapidement et à grande échelle s’ils faisaient l’objet de nouvelles attaques, ce qui a poussé les capitales de la région à rechercher une issue diplomatique pour empêcher une nouvelle vague d’escalade.
Les implications économiques suscitent également de vives inquiétudes ; les frappes précédentes ont touché des installations pétrolières, des aéroports et des infrastructures énergétiques de la région, ce qui a eu des répercussions négatives sur l’activité commerciale, les investissements et les taux de croissance dans plusieurs pays du Golfe.
Les experts avertissent que toute opération militaire à proximité des voies de transport vitales du pétrole pourrait perturber l’approvisionnement et entraîner une nouvelle hausse des prix mondiaux de l’énergie.
Dans ce contexte, des diplomates saoudiens, qatariens, turcs et pakistanais ont intensifié leurs contacts avec la partie iranienne, dans le but de trouver une solution politique pour apaiser les tensions et empêcher que la crise actuelle ne dégénère en un conflit régional généralisé.
Les pays du Golfe affirment ne pas souhaiter une nouvelle guerre, car ce sont eux qui subiraient en premier lieu les conséquences économiques et sécuritaires majeures de toute escalade.
