La baisse du prix du gazole dans les stations-service au Maroc entrera en vigueur à partir de minuit ce soir, à hauteur de 20 centimes par litre, le prix passant ainsi de 16,25 à 16,05 dirhams, tandis que le prix de l’essence super reste inchangé à 15,74 dirhams le litre.
Cette baisse modeste n’a pas trouvé d’écho positif sur les réseaux sociaux, mais a au contraire ouvert grand la porte à la moquerie ; un internaute a ainsi résumé la situation par cette formule : « La baisse se compte au gramme, l’augmentation à la tonne », tandis qu’un autre a estimé que vingt centimes, c’était « un montant qu’on n’ose même pas mentionner », compte tenu du fossé considérable entre l’ampleur des hausses supportées par les automobilistes et la maigreur des baisses dont ils bénéficient.
En effet, les prix peuvent parfois augmenter de deux dirhams d’un seul coup, alors que la baisse ne dépasse pas quelques centimes, dont l’impact est à peine perceptible dans le budget quotidien des déplacements. Cette réduction marginale devient ainsi un sujet de moquerie au lieu de constituer le soulagement tant attendu par les Marocains en matière de prix des carburants.
Cela fait suite à une vague de colère qui a déferlé sur les réseaux sociaux à la suite de la dernière hausse des prix des carburants, qui a dépassé toutes les prévisions, au point que se déplacer en voiture est désormais considéré comme un luxe, ce qui s’est répercuté sur les prix de certains produits agricoles et alimentaires en raison de la hausse des coûts de transport.
