La Commission de l’Initiative citoyenne pour la fixation d’un plafond sur les prix des carburants au Maroc a appelé les citoyens, les associations, les acteurs syndicaux et les défenseurs des droits de l’homme à cesser volontairement d’utiliser leurs voitures, motos et autres véhicules pendant une heure, le dimanche 18 octobre 2026, de 13 h à 14 h.
Intitulée « Une heure pour le pouvoir d’achat et la dignité sociale », cette action vise, selon ses organisateurs, à attirer l’attention des pouvoirs publics sur les répercussions de la hausse des prix des carburants sur la vie quotidienne des familles marocaines.
L’appel à la participation a été publié le 11 octobre sur Facebook et s’adressait aux citoyens, aux associations, aux acteurs syndicaux et aux défenseurs des droits de l’homme afin qu’ils se joignent à cette mobilisation pacifique.
Une hausse qui dépasse le budget des automobilistes
Les organisateurs estiment que la question des carburants ne concerne plus uniquement les propriétaires de véhicules, puisqu’elle a également des répercussions sur le coût des transports et, indirectement, sur les prix d’un certain nombre de biens et de services, ce qui alourdit les dépenses des familles.
Cette initiative s’inscrit dans le contexte de nouvelles hausses observées dans les stations-service : le prix du gazole a augmenté de 80 centimes le litre et celui de l’essence super de 39 centimes début octobre, selon les tarifs annoncés par les sociétés de distribution. À Casablanca, les prix enregistrés dans plusieurs stations-service ont dépassé les 16 dirhams pour le gazole.
La commission cherche ainsi à faire de la protection du pouvoir d’achat une priorité du débat public et à pousser les autorités à apporter des réponses sur la question de la fixation d’un plafond pour les prix des carburants.
Une mobilisation pacifique selon les organisateurs
Les organisateurs ont précisé que cette initiative n’avait pas pour but de perturber les services publics ni d’entraver la circulation, et ont appelé les participants à respecter la liberté de circulation des autres usagers de la route et à éviter toute forme de violence.
Sont expressément exclues de cette grève volontaire les situations d’urgence, les interventions médicales et les déplacements qui ne peuvent être reportés.
La question de la fixation d’un plafond pour les prix des carburants reste au cœur des revendications de cette initiative citoyenne, qui cherche à rallier des soutiens à ses propositions et à alerter les pouvoirs publics sur leurs conséquences économiques et sociales.
