Lundi dernier, au Caire, le Maroc a appelé à une réforme des mécanismes de fonctionnement de la Ligue des États arabes et au renforcement de sa capacité d'anticipation des crises, de médiation et d'alerte précoce, dans le cadre de sa participation à la 166e session du Conseil de la Ligue au niveau ministériel.
La délégation marocaine a souligné que les défis croissants auxquels est confrontée la région arabe imposent de passer de la simple gestion des crises à une contribution effective à leur résolution, en développant les outils d’action arabe commune et en renforçant la coordination entre les États membres.
Le Maroc a souligné que la réforme de la Ligue arabe était devenue une nécessité urgente, à travers la modernisation de ses mécanismes de fonctionnement, l’accélération de la réponse aux crises et l’amélioration du système de prise de décision, afin de s’adapter aux mutations régionales et internationales qui s’accélèrent.
La délégation marocaine a également appelé à renforcer la concertation et la coordination entre les pays arabes et à développer des visions communes pour faire face aux crises politiques, sécuritaires, économiques et humanitaires, tout en insistant sur le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, ainsi que sur la non-ingérence dans leurs affaires intérieures.
En ce qui concerne la question palestinienne, le Maroc a réitéré son soutien aux droits du peuple palestinien, au premier rang desquels figure la création de son État indépendant, et a condamné les violations commises par Israël en Cisjordanie et à Jérusalem, ainsi que les incursions répétées dans la mosquée al-Aqsa.
La délégation marocaine a mis en garde contre toute atteinte au statut historique et juridique de la ville sainte, soulignant l’importance de préserver son statut et sa spécificité dans un contexte de tensions persistantes.
Cette session a également vu l’élection du Maroc à la présidence de la Commission permanente de l’information arabe, ainsi que celle de Fatima El-Tazi en tant que membre de la Cour administrative de la Ligue des États arabes.
Par ailleurs, plusieurs initiatives et candidatures marocaines ont bénéficié d’un large soutien arabe, ce qui témoigne de la présence du Royaume au sein des institutions de la coopération arabe.
