Jeudi, la société « OpenAI » a commencé à déployer son nouveau modèle « GPT-6 Astra », qu’elle décrit comme son modèle le plus avancé à ce jour, capable d’exécuter des tâches directement sur des ordinateurs de manière autonome, tout en intégrant des mécanismes de contrôle permettant de l’arrêter en cas de besoin.
Selon les informations communiquées, le lancement de ce nouveau modèle intervient un an après la sortie de la génération précédente, et fait suite à une série de tests de sécurité et de cyberattaques impliquant des outils d’intelligence artificielle avancés au cours de l’été, ce qui a remis en lumière les risques liés aux modèles capables d’exécuter des tâches complexes sans intervention humaine constante.
Le « GPT-6 Astra » devrait être disponible dans un premier temps pour un nombre limité d’organisations, avant d’être étendu dans les prochains jours aux abonnés des formules payantes et aux développeurs.
Lors d’une démonstration, l’entreprise a présenté la capacité du modèle à exécuter des tâches à partir de commandes vocales, notamment la publication autonome d’une annonce de vente.
OpenAI a également indiqué que, lors d’un test, le modèle avait réussi à trouver un logement adapté en environ 10 minutes, contre environ six heures pour un employé spécialisé, selon les résultats d’une étude publiée par l’entreprise.
Ce nouveau modèle se distingue par des capacités avancées en matière de cybersécurité, la société l’ayant classé parmi les niveaux de risque les plus élevés dans son tableau d’évaluation des capacités cybernétiques.
Selon « OpenAI », le modèle est capable d’effectuer des opérations avancées sur des systèmes informatiques hautement sécurisés sans assistance directe, ce qui a conduit l’entreprise à imposer des restrictions spécifiques sur certaines de ses fonctions sensibles.
L’entreprise a précisé que les capacités liées à la cybersécurité resteront cantonnées à des domaines spécialisés de la cyberdéfense, avec la mise en place de systèmes de contrôle automatiques capables d’interrompre certaines tâches des utilisateurs dès la détection d’une activité jugée dangereuse.
« OpenAI » précise que ce contrôle pourrait même intervenir dans certaines opérations qui ne sont pas directement liées à la cybersécurité, dans le cadre d’une approche prudente visant à limiter les abus des capacités du modèle.
