Les cours mondiaux du pétrole ont poursuivi leur baisse ce jeudi 6 août, sur fond d'informations faisant état de progrès dans les négociations entre l'Iran et le Sultanat d'Oman concernant la circulation maritime dans le détroit d'Ormuz, ainsi que des anticipations des investisseurs quant à la possibilité d'un accord entre Washington et Téhéran.
À 06 h 18, heure de Kiev, les contrats à terme sur le Brent avaient reculé de 33 cents, soit 0,42 %, pour s'établir à 79,12 dollars le baril.
Les contrats à terme sur le brut américain West Texas Intermediate (WTI) ont également baissé de 42 cents, soit 0,56 %, pour s’échanger à 74,80 dollars le baril.
Progrès dans les négociations sur la navigation dans le détroit d’Ormuz
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ismail Baqai, a déclaré que Téhéran et Mascate étaient parvenus à un accord sur les coordonnées géographiques d’une voie maritime traversant le détroit d’Ormuz, et qu’ils s’employaient à finaliser la rédaction d’une déclaration commune.
Yuki Takashima, économiste chez « Nomura Securities », a expliqué que les informations faisant état d’une avancée dans les négociations avaient accru la pression sur les cours du pétrole.
Il a ajouté que les investisseurs attendaient de voir si les États-Unis et l’Iran parviendraient à conclure un accord définitif susceptible d’apaiser les tensions régionales.
Selon l’agence Reuters, la proposition prévoit d’accorder à l’Iran le droit de contrôler les navires entrant dans le golfe via le détroit d’Ormuz.
Washington n’a pas encore commenté cette proposition, bien que des responsables américains aient déjà affirmé leur refus d’accorder à Téhéran le contrôle de l’accès au détroit.
Le marché attend les résultats des négociations entre Washington et Téhéran
Les analystes du groupe « ING » estiment que l'évolution future des cours du pétrole dépendra essentiellement du déroulement des négociations entre les États-Unis et l'Iran.
Ils ont souligné qu’une avancée tangible dans les pourparlers pourrait ouvrir la voie à la reprise des approvisionnements énergétiques interrompus en raison des récentes tensions.
En revanche, le marché subit des pressions supplémentaires en raison de la hausse des stocks de pétrole aux États-Unis, ce qui renforce les craintes d’un recul de la demande ou d’une augmentation de l’offre.
De même, les informations faisant état de nouvelles attaques menées par les Houthis au Yémen contre des pétroliers dans la mer Rouge ont contribué à accroître la prudence sur les marchés.
L'Arabie saoudite n'a pas encore confirmé la véracité de ces incidents, tandis que les investisseurs continuent de suivre de près l'évolution de la situation sécuritaire et politique ainsi que son impact potentiel sur le transport maritime et les approvisionnements énergétiques.
