La capacité annuelle actuelle de dessalement du Maroc a atteint 420 millions de mètres cubes, a annoncé le ministre de l’équipement et de l’eau, Nizar Baraka, dans le cadre des efforts déployés par le Royaume pour renforcer sa sécurité hydrique et contrer la pression croissante sur les ressources traditionnelles.
Le ministre a souligné que le Maroc ambitionne de porter cette capacité à 1,7 milliard de mètres cubes par an dans les années à venir, dans le cadre d’une stratégie nationale basée sur le développement des infrastructures hydrauliques et la diversification des sources d’approvisionnement en eau, notamment à la lumière des années successives de sécheresse et des effets du changement climatique.
Parmi les grands projets prévus figure la station de dessalement d’eau de mer de Tiznit, qui devrait entrer en service à la fin de 2027, avec une capacité de production de 350 millions de mètres cubes par an.
L’usine devrait jouer un rôle important dans l’approvisionnement en eau potable d’un certain nombre de régions, ainsi que dans le soutien des activités agricoles qui souffrent du déclin des ressources en eau traditionnelles.
Parallèlement aux projets de dessalement, les autorités s’efforcent d’accélérer la mise en œuvre des projets de connectivité entre les bassins, en particulier entre les bassins d’Abu Regregreg et d’Umm al-Rabieh, dont le lancement est prévu en décembre.
Le plan prévoit d’étendre cette connexion au bassin du Sebou, ce qui permettra une meilleure répartition des ressources en eau entre les régions relativement excédentaires et celles qui sont confrontées à une pénurie croissante.
Ces projets visent à détourner entre 1 et 1,2 milliard de mètres cubes d’eau par an vers les zones les plus touchées par la pénurie d’eau, contribuant ainsi à sécuriser l’approvisionnement en eau potable et à assurer la continuité de l’irrigation agricole.
Ces mesures font partie d’une approche stratégique qui vise à renforcer la résilience du Maroc au changement climatique, à minimiser les effets de la sécheresse et à assurer une gestion plus durable des ressources en eau dans les années à venir.
