Le ministère israélien de la défense a annoncé mardi qu’Ali Larijani, chef des services de sécurité iraniens et secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, avait été tué lors d’une opération ciblée à l’intérieur de l’Iran.
Les autorités iraniennes n’ont pas encore confirmé cette information, ce qui rend la situation à Téhéran extrêmement tendue dans le contexte du secret officiel et de la surveillance internationale.
Si ces informations s’avèrent exactes, l’assassinat de Larijani serait l’une des opérations qualitatives les plus importantes depuis l’assassinat de l’ancien guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, compte tenu de la position importante qu’il occupait sur le plan politique et sécuritaire.
Qui est Ali Larijani ?
Ces dernières années, M. Larijani a été une figure centrale du régime iranien. Il a été président du parlement iranien pendant 12 ans et, plus récemment, il a dirigé le Conseil suprême de sécurité nationale, où il a joué un rôle crucial dans la formulation des politiques iraniennes en matière de sécurité et de nucléaire. Il a également été chargé de réprimer les manifestations internes, de gérer les relations stratégiques avec la Russie, le Qatar et Oman, et de superviser les négociations avec les États-Unis sur le programme nucléaire.
En février dernier, les médias américains ont laissé entendre que l’ancien guide suprême Ali Khamenei avait effectivement confié la direction du pays à son allié Larijani, en particulier pendant la période de protestations généralisées en Iran au début de l’année 2025.
Politicien et négociateur chevronné, M. Larijani n’est pas un religieux chiite de haut rang, mais il a été l’un des plus proches confidents de M. Khamenei.
Le contexte général de l’escalade
Cette annonce intervient dans un contexte d’escalade militaire entre Israël et les États-Unis, d’une part, et l’Iran, d’autre part, alors qu’Israël intensifie ses opérations de renseignement et ses opérations militaires contre les dirigeants du régime iranien.