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Les perturbations aériennes dans le Golfe se sont aggravées après l’écrasement de deux drones près de l’aéroport international de Dubaï, alors que les attaques contre les infrastructures régionales continuent de perturber les vols et que la guerre contre l’Iran entre dans son douzième jour.
L’escalade militaire entre les États-Unis et Israël, d’une part, et l’Iran, d’autre part, a entraîné une perturbation généralisée du trafic aérien, avec des dizaines de milliers de vols annulés ou reprogrammés dans le monde entier.
De grandes parties de l’espace aérien du Moyen-Orient, y compris celui du Qatar, ont été fermées par crainte de la présence de missiles et de drones, laissant le secteur de l’aviation face à l’une des crises les plus difficiles depuis la pandémie de coronavirus.
L’aéroport international de Dubaï, le plus fréquenté au monde, est un point de transit majeur pour les vols long-courriers, tout comme d’autres aéroports régionaux dont dépend le trafic aérien mondial.
Avions déroutés vers d’autres aéroports
L’autorité de l’aviation civile de Bahreïn a annoncé qu’un certain nombre d’avions vides de Gulf Air, ainsi que quelques avions-cargos, ont été déplacés vers d’autres aéroports par mesure de précaution.
Cette mesure vise à garantir que les opérations aériennes se poursuivent dans le respect des normes de sécurité et de sûreté les plus strictes pendant la crise actuelle, a déclaré l’autorité.
L’autorité n’a pas fourni de détails supplémentaires sur les destinations alternatives, et Gulf Air n’a pas encore fait de commentaire officiel.
Toutefois, les données du site web de suivi des vols FlightRadar24 montrent que plusieurs avions de ligne se sont rendus dans des aéroports situés en Arabie saoudite au cours des dernières 24 heures.
Les opérations se poursuivent à l’aéroport de Dubaï
Le bureau des médias du gouvernement de Dubaï a confirmé que deux drones avaient été abattus près de l’aéroport, tout en précisant que le trafic aérien se poursuivait normalement.
Des témoins oculaires ont indiqué que l’incident n’avait pas causé de dommages visibles à l’intérieur de l’aéroport lui-même.
Cet incident survient après que l’aéroport international de Dubaï a été endommagé au cours de la première journée du conflit, de même que les aéroports internationaux d’Abou Dhabi et de Koweït.
Quatre personnes ont été blessées dans l’attentat de mercredi, selon les autorités.
Vols limités malgré la reprise des opérations
Pour tenter de relancer les vols, certaines compagnies aériennes régionales ont repris une partie de leurs activités, notamment Emirates à Dubaï, Etihad Airways à Abu Dhabi et Qatar Airways.
Cependant, ces compagnies opèrent toujours à une capacité bien inférieure à la normale en raison des risques de sécurité permanents et de la fermeture de certaines parties de l’espace aérien.
Le secteur du fret aérien a également été gravement touché par la crise, les prix du kérosène ayant augmenté en raison de la perturbation de l’un des principaux couloirs d’exportation de pétrole de la région.
Cette situation a entraîné une augmentation du prix des billets sur certaines liaisons aériennes et fait craindre une baisse de la demande mondiale de voyages si l’escalade militaire se poursuit.