Les autorités azerbaïdjanaises ont déclaré la mobilisation générale n° 1 et porté l’état de préparation au combat des forces armées au plus haut niveau. Dans le même temps, un appel massif de réservistes a commencé, et de grandes unités militaires se sont déplacées vers leurs positions de combat prédéterminées à la frontière.
Le ministère azerbaïdjanais de la défense a publié un communiqué officiel dans lequel il explique que la décision a été prise sur ordre direct du président Ilham Aliyev et qu’elle a été publiée sur sa chaîne Telegram officielle.
L’attaque iranienne qui a déclenché la crise
Le jeudi 5 mars, la région de Nakhichewan a été attaquée par deux drones lancés depuis le territoire iranien. L’un d’eux a touché le bâtiment de l’aéroport international de Nakhichewan, situé à environ 10 kilomètres de la frontière, tandis que le second a atterri près d’une école dans le village de Chakrabad. L’attaque a fait deux blessés plus ou moins graves et a causé des dégâts matériels à l’aéroport et aux installations voisines.
Le ministère des affaires étrangères de l’Azerbaïdjan a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international et de la souveraineté de l’État » et a convoqué l’ambassadeur iranien à Bakou pour lui remettre une note officielle de protestation. Téhéran a exigé une enquête immédiate et des garanties claires que de tels actes ne se reproduiraient pas.
Fermeture temporaire de l’espace aérien et renforcement de l’état de préparation
L’Azerbaïdjan a fermé son espace aérien au-dessus des zones frontalières avec l’Iran pendant 12 heures par mesure de précaution immédiate. Par la suite, le président Aliyev a ordonné la mobilisation totale des forces armées et des services de sécurité, en mettant l’accent sur le renforcement des défenses dans la région autonome du Nakhitchevan.
Cette escalade intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Bakou et Téhéran, l’Azerbaïdjan accusant l’Iran de soutenir des groupes armés et de tenter de déstabiliser les zones frontalières, tandis que Téhéran nie toute implication officielle et accuse Bakou d’héberger des bases israéliennes à proximité de ses frontières.