Les autorités bahreïnies affirment qu’une nouvelle attaque attribuée à l’Iran contre la capitale Manama a causé des dommages matériels à des installations civiles dans le centre de la ville.
Dans un communiqué publié le vendredi 6 mars, le ministère bahreïnien de l’intérieur a révélé que l’attaque nocturne avait touché un hôtel et deux immeubles résidentiels, provoquant des incendies dans les lieux ciblés. Aucune victime ni aucun blessé n’ont été signalés jusqu’à présent, et les opérations de lutte contre les incendies et d’évaluation se poursuivent.
Les autorités n’ont pas précisé le type d’armes utilisées, mais des analystes militaires et des sources ouvertes suggèrent que l’attaque a été menée avec des drones, dans le contexte d’une escalade fréquente dans la région.
Emplacement stratégique sensible
L’incident est d’autant plus important que Manama abrite le quartier général de la cinquième flotte américaine, qui compte plus de 9 000 soldats américains et constitue l’une des plus grandes bases militaires américaines dans le Golfe. Leur présence depuis des décennies est considérée comme un facteur majeur des tensions internes au Bahreïn, où la famille dirigeante est sunnite et la majorité de la population chiite – la même secte que celle qui domine l’Iran.
Le Middle East Eye note que les différences politiques et sectaires internes se sont récemment aggravées, en particulier après la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, alors que Bahreïn a été le théâtre de vastes manifestations qui ont été durement réprimées par les autorités.
Contexte de l’escalade régionale
Cette attaque intervient dans un contexte d’escalade militaire sans précédent entre l’Iran, d’une part, et les États-Unis et Israël, d’autre part, qui s’est étendue aux États du Golfe. Il s’agit de la deuxième frappe en quelques jours visant le territoire de Bahreïn, ce qui fait craindre que le conflit ne se transforme en une guerre régionale globale incluant le ciblage direct d’installations civiles et militaires.