La Fédération royale marocaine de football (FRMF) a de nouveau apporté un démenti catégorique à toutes les rumeurs sur le départ du sélectionneur national Walid Rikraki, à travers un bref communiqué qui n’a pas dépassé quelques lignes, pour tenter de faire taire les rumeurs qui ont envahi les médias et les plateformes des réseaux sociaux au cours des dernières 48 heures. Malgré ces démentis répétés, l’incertitude demeure sur l’avenir du sélectionneur qui a conduit les Lions à un exploit historique lors de la Coupe du monde au Qatar, alors que l’équipe nationale s’apprête à disputer ses premiers matches internationaux après la Coupe d’Afrique des Nations en mars.
Depuis la douloureuse finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, les moindres faits et gestes de Rakraki font l’objet de spéculations et d’analyses. Chaque semaine apporte son lot de rumeurs : Licenciement imminent, conflits internes, volonté de changer de page… L’université se contente de réponses officielles sèches qui ne vont pas au-delà de la phrase « la nouvelle est fausse », sans plus de détails ou de précisions.
Cette communication brève, proche du silence, ajoute à l’incertitude plus qu’elle ne la dissipe. Pas d’annonce de réunion entre Faouzi Legea et le sélectionneur, pas de revue technique ou de remaniement du staff, pas même de vision claire pour la suite. Ce vide alimente toutes les hypothèses : S’agit-il d’une accalmie temporaire dans l’attente d’une alternative forte, ou bien d’une décision de continuer malgré l’échec continental récent ?
Le public, encore traumatisé par l’élimination de la Coupe d’Afrique, attendait une position claire, un rapport technique, un plan d’action pour la Coupe du Monde 2026… Mais il a reçu un texte administratif froid, sans aucune allusion à l’avenir.
Un scénario familier qui se répète
L’atmosphère actuelle rappelle les scénarios précédents vécus par l’université avec les entraîneurs précédents. Souvenez-vous de la période qui a précédé le départ d’Hervé Renard après l’élimination surprise contre le Bénin à la Coupe d’Afrique des Nations 2019… Des déclarations officielles de soutien ont été faites, tandis que des décisions ont été prises à huis clos. Résultat : le départ du » magicien blanc » dans un climat tendu.
Il en a été de même pour Fahad Halilouzic. Après la qualification pour la Coupe du monde 2022 au Qatar, même période de rumeurs incessantes, de démentis officiels répétés, puis de limogeage brutal quelques semaines avant le début de la Coupe du monde…. Il a été immédiatement suivi par Walid Rikraki.
Aujourd’hui, le champion du Qatar se trouve à peu près dans la même situation. Malgré sa popularité auprès d’une grande partie du public, la répétition du même style de communication laisse penser que la fin de l’étape est proche, même si elle n’a pas encore été annoncée.
Le mois prochain, avec les matches amicaux prévus, sera un test crucial pour ce dossier. Rikraki prouvera-t-il qu’il est capable de retrouver confiance et élan, ou l’université se prépare-t-elle à une nouvelle phase sans lui ?
La réponse ne se fera pas attendre, mais l’attente reste lourde pour des millions de Marocains qui veulent de la clarté et de la stabilité avant d’entamer les éliminatoires de la Coupe du monde.