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Un membre du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), Samir Sobha, a fait sensation après avoir présenté des excuses publiques au Maroc et à son équipe nationale pour ce qu’il a décrit comme une « grande injustice » lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025.
Dans une interview accordée au journal britannique The Guardian, Sobha, qui est le président de la Fédération mauricienne de football, a déclaré qu' »une grande injustice a été commise à l’égard du peuple marocain et de son équipe nationale », ajoutant : « Je voudrais demander à la Fédération marocaine de football de nous pardonner » : « Je voudrais demander à la Fédération marocaine de football de nous pardonner ».
« Les règles n’ont pas été correctement appliquées », a-t-il déclaré, faisant notamment référence à l’incident controversé de la finale, à savoir le penalty litigieux et le retrait temporaire des joueurs sénégalais du terrain, avant que le jeu ne reprenne après près d’un quart d’heure.
Il a expliqué : « Tous les joueurs sénégalais auraient dû recevoir un carton jaune après leur retour sur le terrain », a-t-il déclaré, ajoutant que la non-application de cette sanction constituait une violation flagrante des règlements de la CAF.
Tout en soulignant qu’il ne demande pas l’annulation du sacre du Sénégal ni le retrait du trophée, il insiste sur la nécessité pour les autorités responsables de reconnaître l’erreur, en déclarant : « Il faut mettre notre ego de côté et reconnaître que l’injustice a été faite à l’équipe marocaine » : « Nous devons mettre notre ego de côté et reconnaître qu’une injustice a été commise à l’égard de l’équipe marocaine ».
Attaque contre l’administration de la CAF et la légitimité du Secrétaire Général
Sobha ne s’est pas contenté de parler de la finale, il a également critiqué la façon dont l’Union africaine est gérée, accusant le secrétaire général Feron Musingu-Umba d' »occuper illégalement son poste ».
Il a expliqué que les statuts de la CAF fixent l’âge de la retraite à 63 ans avec la possibilité d’une prolongation pour seulement trois ans, considérant que Musingu-Umba a dépassé cet âge, et donc « n’a pas l’autorité légale pour prendre des décisions ou signer des documents ».
« La majorité des présidents des fédérations africaines estiment que Musingu n’a plus de mandat légitime », a-t-il déclaré, avertissant que cette situation nuit à la crédibilité de l’organisation et exacerbe les divisions internes.
Réaction conservatrice de Motsepe
Interrogé sur la question à l’issue de la récente réunion du Comité exécutif à Dar es Salaam (Tanzanie), le président de la CAF, Patrice Motsepe, s’est contenté de dire que « la retraite est soumise à nos règles et règlements » et que la fédération prendra « la décision la plus appropriée conformément à la légalité et à la gouvernance ».
L’absence de Musingu-Umba à la réunion (pour des raisons familiales en RD Congo) n’a pas empêché Sobha de réitérer fermement sa position : « S’il avait été là, je lui aurais dit devant tout le monde que je n’approuve pas qu’il s’assoie à cette place ».
Une lutte permanente dans les couloirs de la CAF
Samir Sobha, qui a été réélu au comité exécutif en mars, a fait ces remarques à un moment où la Coupe d’Afrique des Nations 2025 continue de susciter la controverse dans les cercles du football africain, plusieurs mois après sa tenue.
Entre les demandes de justice sportive sur le terrain et les critiques sur la légitimité de certains officiels dans les bureaux, la CAF est confrontée à un double défi : regagner la confiance des clubs et des équipes, et prouver sa capacité à appliquer ses règles de manière objective et transparente : regagner la confiance des clubs et des équipes, et prouver sa capacité à appliquer ses règles de manière objective et transparente.