Les forces navales iraniennes ont confirmé qu’elles étaient tout à fait prêtes à fermer le détroit d’Ormuz, le plus important corridor maritime pour le transport de l’énergie dans le monde, conformément aux ordres des hauts dirigeants du pays.
L’amiral Alireza Tangsiri, commandant de la marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), a fait cette déclaration lors d’importantes manœuvres militaires, a rapporté l’agence de presse Tasnim.
« La décision de fermer le détroit d’Ormuz est prise par le haut commandement et, en tant que militaire, je déclare que nous sommes prêts à le faire si nos officiers supérieurs nous le demandent », a souligné M. Tangseri.
Cette annonce a été faite dans le cadre d’un exercice à grande échelle qui a entraîné la fermeture temporaire d’une partie des eaux à la navigation civile, ce qui montre clairement que Téhéran est en mesure de mettre ses menaces à exécution.
Le détroit d’Ormuz est le corridor énergétique le plus important au monde, par lequel transitent environ 20 % de la production mondiale de pétrole et 30 % du gaz naturel liquéfié, ce qui fait de toute fermeture potentielle une catastrophe économique pour de nombreux pays.
Cette escalade fait suite aux menaces du président américain Donald Trump de prendre des « mesures très sévères » à l’encontre de l’Iran s’il viole les accords, dans un contexte de tensions croissantes dans la région.
Entre-temps, un nouveau cycle de négociations entre les représentants de Téhéran et de Washington sur le programme nucléaire iranien se déroule aujourd’hui à Genève, alors que l’on craint un échec et une éventuelle escalade militaire.
Au cours de ces exercices, le Corps des gardiens de la révolution islamique s’est appuyé sur des navires lance-missiles et des unités côtières pour effectuer des frappes d’entraînement sur des cibles hypothétiques, en mettant l’accent sur l’utilisation de drones et de technologies sans pilote afin de renforcer les capacités de défense et de dissuasion du pays.