Quinze migrants ont trouvé la mort mardi soir, 3 février 2026, lors du naufrage de leur embarcation en mer Égée, au large de l’île grecque de Chios. Il s’agit de l’un des incidents migratoires les plus meurtriers de ces dernières années dans la région, ont annoncé les garde-côtes grecs.
Le bateau, qui ne mesure que 8 mètres de long, transportait au moins 39 personnes et était surchargé, selon les autorités. Alors qu’il tentait de s’approcher de l’île, il est entré en collision avec un navire de patrouille des garde-côtes après avoir ignoré les panneaux d’arrêt et les feux de navigation, ce qui l’a fait chavirer et couler à quelques milles de la côte turque.
Les équipes de secours ont pu récupérer 25 survivants, dont 7 femmes, 7 hommes et 11 mineurs, qui ont tous été transportés à l’hôpital pour y être soignés. La plupart des survivants sont originaires d’Afghanistan, avec un migrant marocain parmi eux.
Contexte de la crise migratoire dans la région
La Grèce est une porte d’entrée majeure pour la migration irrégulière vers l’Europe depuis la crise de 2015-2016, lorsque plus d’un million de migrants ont atteint ses côtes avant de se diriger vers les pays d’Europe occidentale, en particulier l’Allemagne. Si les chiffres ont généralement diminué depuis, les îles de Crète et de Gavdos – les plus proches du littoral africain – ont connu une forte augmentation du nombre de bateaux en provenance de Libye, et des noyades mortelles continuent de se produire sur cette dangereuse route maritime.
Cet incident rappelle douloureusement les dangers des routes migratoires irrégulières et ravive les appels internationaux en faveur de voies d’accès sûres et légales et d’une intensification des opérations de recherche et de sauvetage dans la mer Égée.