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Le ministère iranien des affaires étrangères a convoqué lundi les ambassadeurs des pays de l’Union européenne (UE) accrédités auprès de lui, pour protester contre la décision de l’UE d’inscrire le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) sur la liste des organisations terroristes.
Cette décision intervient quelques jours après l’adoption par l’UE d’un nouveau train de sanctions visant 30 personnes et entités iraniennes, dont des commandants des gardiens de la révolution, des policiers et des magistrats, en raison de ce que Bruxelles a qualifié de « répression brutale » des manifestations populaires qui ont eu lieu en Iran en janvier dernier.
Le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères, Esmail Baghaei, a déclaré que le processus de rappel des ambassadeurs avait commencé dimanche et se poursuivait aujourd’hui, ajoutant que Téhéran envisageait actuellement de « multiples options » pour répondre à ce qu’il a décrit comme une « mesure illégale, déraisonnable et très erronée » prise par l’UE.
M. Baghaei a ajouté : « Dans les prochains jours, une décision sera prise concernant une réponse similaire de la part de la République islamique d’Iran ».
L’escalade parlementaire : Les armées européennes sont des « groupes terroristes ».
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a annoncé que Téhéran considérait désormais toutes les armées de l’UE comme des « groupes terroristes », citant une loi de 2019 qui permet de prendre des contre-mesures contre toute désignation ou sanction imposée aux institutions iraniennes.
L’escalade américaine en parallèle
Cette escalade diplomatique intervient alors que les États-Unis renforcent considérablement leur présence militaire au Moyen-Orient, le président américain Donald Trump ayant confirmé le transfert de troupes et de matériel plus nombreux que ceux précédemment déployés au large des côtes du Venezuela. La décision finale de Washington de recourir ou non à la force militaire reste floue, malgré les menaces répétées d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.
Efforts diplomatiques régionaux pour contenir la crise
Entre-temps, plusieurs pays de la région tentent activement de calmer les esprits et de jouer un rôle de médiateur, craignant que la tension actuelle ne se transforme en une confrontation militaire ouverte susceptible d’embraser toute la région.