Le bilan de l’incendie tragique survenu samedi soir dans le centre commercial Gul Plaza de la ville de Karachi, dans le sud du Pakistan, s’est alourdi à 67 morts, dans l’un des incendies les plus meurtriers qu’aient connu les marchés locaux depuis des années.
Un porte-parole du gouvernement provincial du Sindh a annoncé que les équipes médico-légales avaient déjà autopsié 64 corps, mais que seules huit victimes avaient été identifiées. Plus de 50 familles ont soumis des échantillons d’ADN pour aider à identifier leurs proches disparus, et les autorités ont confirmé que les corps ne seront remis aux familles qu’après l’analyse complète des échantillons.
L’incendie s’est déclaré dans le centre commercial de trois étages, qui abrite environ 1 200 boutiques et accueille un grand nombre de clients, en particulier le week-end. La cause de l’incendie est encore inconnue, et une commission gouvernementale a ouvert une enquête officielle pour élucider les circonstances de l’incident.
Les familles des victimes ont exprimé leur indignation face à la lenteur des opérations de recherche et de sauvetage, qui se poursuivaient encore vendredi dans les décombres calcinés. Nombre d’entre elles ont critiqué l’absence de réaction rapide et de coordination efficace entre les autorités concernées, alors que le marché est connu pour ses infrastructures délabrées et la présence de matériaux inflammables.
Les incendies dans les marchés et les usines de Karachi ne sont pas rares, mais l’incident actuel est l’un des plus meurtriers de ces dernières années, ce qui remet au premier plan les appels répétés en faveur de normes de sécurité plus strictes, de l’activation des systèmes d’alarme et d’incendie, et d’inspections périodiques rigoureuses des bâtiments commerciaux très fréquentés.