Table of Contents
Le président français Emmanuel Macron a catégoriquement rejeté l’invitation des États-Unis à rejoindre le « Conseil de paix » que le président Donald Trump cherche à établir en tant que nouvel organe international chargé de superviser le règlement de la crise au Moyen-Orient, qualifiant le projet de « dangereux dépassement » qui menace les principes du droit international et les mécanismes des Nations unies.
Refus de la France : « Des pouvoirs excessifs et inacceptables »
La présidence française a expliqué dans un communiqué officiel que la charte du « Conseil de la paix » accorde à son président (Trump) des pouvoirs exceptionnels et excessifs, notamment :
- Identifiez les membres du conseil d’administration.
- La possibilité de bloquer ou d’annuler les décisions prises à la majorité.
- Le droit de choisir son propre successeur sans aucun mécanisme démocratique ni consensus international.
Paris a qualifié ces pouvoirs de « contraires aux principes du droit international et de menace pour l’ordre mondial vieux de plusieurs décennies » et les a décrits comme « une tentative de créer une structure parallèle qui affaiblit le rôle de l’ONU et transforme la diplomatie internationale en un outil au service d’une seule partie ».
La clause financière suscite l’indignation
L’exigence financière d’un milliard de dollars pour les pays souhaitant conserver leur statut de membre permanent au bout de trois ans a suscité l’indignation générale dans les milieux européens. La France a qualifié cette exigence de « pression inacceptable » et de « tentative de commercialisation de la diplomatie internationale », estimant qu’elle fait de l’appartenance à un conseil international un « produit commercial » plutôt qu’une responsabilité partagée.
Réactions rapides de l’Europe
Le chancelier allemand Friedrich Merz a souligné que l’Europe « n’acceptera pas une politique de menaces et de chantage financier », notant que Berlin dispose « d’outils économiques forts » pour répondre si nécessaire. M. Macron a également appelé à l’activation des outils de réponse économique les plus puissants dont dispose l’UE si les menaces américaines sont mises à exécution.
Conclusion
Le rejet par la France du projet de « Conseil de paix » marque un tournant dans les relations transatlantiques et met en évidence une division claire entre deux visions : La vision américaine, axée sur la domination et la puissance, et la vision européenne, qui défend le système international multilatéral et les institutions internationales. Les mois à venir nous diront si ce rejet conduira à une escalade diplomatique ou à un dialogue sérieux entre les deux parties.