La région d’Andalousie, dans le sud de l’Espagne, a été le théâtre d’une terrible catastrophe ferroviaire dimanche soir, lorsque deux trains à grande vitesse sont entrés en collision. Il s’agit de l’un des pires accidents de ce type survenus dans le pays depuis plus de dix ans.
Le bilan s’élève à au moins 39 morts, dont le conducteur de l’un des trains, tandis que 152 personnes ont été blessées à des degrés divers, dont cinq dans un état très critique et 24 dans un état grave, selon le dernier bilan du ministère espagnol de l’intérieur, lundi matin.
L’incident s’est produit vers 19h45, lorsque trois wagons du train Aereo (reliant Malaga à Madrid) ont déraillé et sont entrés violemment en collision avec un train Alfea circulant en sens inverse vers la ville de Huelva, a déclaré le ministre des Transports et de la Mobilité durable, Oscar Puente. La forte collision a provoqué le déraillement des deux premières voitures du train Alfea, qui sont tombées d’un pont d’environ 4 mètres de haut, selon le ministre des Transports et de la Mobilité durable, Oscar Puente.
Les blessés ont été transportés dans les hôpitaux de Cordoue et d’Andújar, tandis que l’unité militaire d’urgence a été déployée dans la région pour soutenir les équipes d’ambulanciers, avec un hôpital de campagne installé près du site de la catastrophe.
M. Puente a qualifié l’accident de « très étrange », notant que la voie était droite et avait fait l’objet d’un entretien récent, et que le train était « relativement neuf » (pas plus de quatre ans). Il a souligné que les résultats de l’enquête officielle ne seront pas connus avant au moins un mois, car elle sera supervisée par les autorités judiciaires et techniques compétentes.
Cette catastrophe est l’un des accidents ferroviaires les plus graves survenus en Espagne au cours de la dernière décennie et soulève des questions quant à la sécurité du réseau de trains à grande vitesse, compte tenu notamment de la pression croissante exercée sur les lignes. Les autorités devraient ouvrir une enquête approfondie pour déterminer les causes exactes, qu’elles soient techniques ou humaines.