Dans une atmosphère empreinte de joie et de fierté d’appartenance, le Maroc célèbre aujourd’hui le Nouvel An amazigh 2976, un événement historique qui est devenu un pilier essentiel de l’identité nationale aux multiples facettes.
Suite au décret royal qui a reconnu le nouvel an amazigh (janvier) comme fête nationale officielle payée, la célébration de cette fête s’est transformée en un événement national qui rétablit la reconnaissance d’une composante culturelle ancienne ancrée dans les profondeurs de l’histoire marocaine et qui consacre les valeurs de reconnaissance mutuelle et de coexistence entre les différentes composantes du peuple marocain.
Cette fête, connue sous le nom de « Edd al-January », est une célébration annuelle du patrimoine amazigh dans toutes ses manifestations. Cette fête, connue sous le nom de « Edd al-January », est une célébration annuelle du patrimoine amazigh dans toutes ses manifestations, qu’il s’agisse des vêtements traditionnels, de la musique et des chants, ou des plats populaires spécialement préparés à cette occasion, comme le couscous aux sept verdures, symbole de bonté, de bénédiction et d’abondance au début de la nouvelle année agricole.
Ce jour-là, les villes et villages marocains se parent des couleurs des bannières et décorations traditionnelles, des marchés populaires et des expositions culturelles qui présentent l’artisanat et les industries amazighes traditionnelles, tandis que de grands concerts, des soirées poétiques et des spectacles folkloriques font revivre les chants et les danses collectives transmis de génération en génération.
Ces célébrations s’inscrivent dans un contexte à la fois officiel et populaire, les communautés locales, les institutions culturelles et les associations amazighes organisant toute une série d’événements, allant de lectures de poèmes à des expositions de livres et d’arts plastiques, en passant par des ateliers d’enseignement de la langue amazighe pour les enfants et les jeunes.
Avec cette large reconnaissance officielle et populaire, le Nouvel An amazigh est devenu non seulement une tradition traditionnelle, mais un symbole vivant de l’unité dans la diversité, incarnant le multiculturalisme qui caractérise le Maroc, et confirmant que l’identité nationale n’est complète que si elle englobe toutes ses composantes historiques et culturelles.